Les Big Bang Flowers

Big Bang Flowers, un univers

Une voix, un regard, un geste.

Toujours les trois ensemble accordés, Caroline K peint.

À contre-courant, elle laisse entendre dans cette suave trinité – musique, lumière, mouvement – que l'art pictural n'a pas succombé de ses abstractions.

À la manière d'un Kandinsky, la vibration des couleurs devient son. Mais loin des formes pures, ses entrelacs chromatiques dévoilent des compositions plutôt florales que géométriques.

Des fleurs, donc – à profusion.

Pas vraiment de celles que l'on cueille en un réseau dans la nature infinie. Mais plutôt de celles qui se cisèlent en symphonies sur la toile dans l'acuité du geste. Avec la précision de l'orfèvre, Caroline K magnifie le dessin.

Big Bang Flowers raconte précisément une explosion. Cette tension perpétuelle entre ce qui chante, miroite et danse dans le monde. Mais, hors du verbe – en-deçà, au-delà – quand la parole a restitué le mot à la mélodie du pinceau. Et qu'il reste possible d'en extraire un florilège de sensations. Plongée abrupte dans une palette saturée et rythme effréné de lignes arabesques, ses tableaux mêlent les plans entre couleurs et traits. Des flots d'aplats dans la facture diaphane de l'aquarelle puis des lignes où se ressaisissent les formes. Combustion colorée d'arrière-plan afin de mieux projeter les motifs, son art pictural ne se soucie que d'une émotion bien exprimée.

Question de trame et de chaîne à la manière dont l'on tisse, Caroline K donne solfège et musique à la peinture.                                                                    Anastassia Anglade

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